#Vocation

Amandine Muret Beguin,
Île-de-France

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A 30 ans, poussée par un infaillible attachement à sa terre natale, Amandine a décidé de reprendre avec son frère l’exploitation familiale. Elle cultive en famille 246 hectares de céréales dans le Parc Naturel Régional du Vexin Français, à la lisière de la mégalopole parisienne.

J’ai été toute ma vie dans l’univers de la ferme. Mon enfance et mes souvenirs y sont associés : les vacances passées à aider, mon oncle et mon père associés, la famille réunie pour les travaux des champs, les récits des grands parents… tout cela m’a imprégné, m’a façonné.” L’attente fébrile des moissons et le bonheur d’être au grand air n’ont jamais quitté la jeune femme de 30 ans, qui depuis un an a choisi de “s’installer” et de reprendre l’exploitation familiale, avec son frère pour associé. Son père et son oncle détiennent encore la majorité des terres, et les conseillent sur la centaine d’hectares qu’ils cultivent.

“Cette ferme c’est mon histoire, ma famille, mes terres.”

Enseignante de coeur, céréalière par conviction

Elle continue en parallèle sa carrière d’enseignante au Lycée Agricole Privé Sully de Magnanville, prolongement d’études dans ce même lycée. Elle est donc revenue à la production, “qui me procure le sentiment d’être parfaitement à ma place”. Autre satisfaction, le contact avec les futurs jeunes agriculteurs, souvent enfants des agriculteurs de cette région céréalière. “Ils sont un peu ma famille, mon milieu, mon réseau social”.

Les contraintes financières des débuts en agriculture sont telles qu’il est précieux d’avoir un emploi. La jeune femme a les idées claires sur la voie dans laquelle elle s’engage : “C’est par conviction que l’on fait ce métier, et pour préserver le cadre de vie que nous ont légué nos parents et grands-parents. L’argent, si l’on en gagne un peu, est immédiatement réinvesti pour faire des travaux ou acheter du matériel.” Son époux, agriculteur céréalier lui aussi, partage un quotidien fait de beaucoup d’heures de travail, dans la nature et par toutes saisons, de visites régulières aux cultures et de décisions vitales à prendre pour l’entreprise. « Chaque jour est une aventure ! » s’enthousiasme-t-elle.

Confiante en l’avenir

Malgré un contexte économique un peu indécis, elle n’a pas l’ombre d’une inquiétude. Elle pense diversification des cultures, échange avec d’autres céréaliers sur de possibles mutualisations, imagine un développement touristique pour La Ferme du Colombier, qui étend ses plaines céréalières autour d’un corps de ferme et d’un pigeonnier. Elle a des projets pleins les cartons, et toute l’énergie de sa jeunesse.

 

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La ferme du vieux colombier

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