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Les céréaliers au cœur du savoir-faire brassicole français

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Le saviez-vous ? Avec plus de 2 000 brasseries implantées sur son territoire, la France est le 1er pays européen en nombre de brasseries. Un savoir-faire brassicole qui doit beaucoup à l’orge, et à ceux qui la cultivent, faisant des céréaliers les maillons clés de la production de bière en France.

Les céréaliers au cœur du savoir-faire brassicole français Les céréaliers au cœur du savoir-faire brassicole français

Premier pays producteur d’orge brassicole de l’Union Européenne, la France est même le 1er exportateur mondial de malt. Si bien que, pas moins de 20 % des bières brassées dans le monde le sont à partir d’orges de brasseries et de malts français. Des chiffres qui témoignent de la place centrale qu’occupent les céréaliers de l’Hexagone dans cette production. « L’orge est une culture assez rapide puisque l’on sème mi-février et que l’on récolte à partir de mi-juillet », explique Emmanuel Vieillart, céréalier dans l’Aube. « L’un de ses avantages est que c’est une céréale qui peut supporter plusieurs cultures successives. De plus, les variétés sont de plus en plus sélectionnées pour résister aux maladies », ajoute Emmanuel qui est implanté sur dans l’une des plus grandes régions brassicoles de France.

Respecter la pureté variétale

Plus que de simples producteurs d’orges, les céréaliers français sont les garants d’une production de qualité. « Le semis respecte une pureté variétale afin d’avoir une culture de qualité. La technique industrielle brassicole supporte en effet de moins en moins les mélanges variétaux ». C’est pourquoi une attention particulière est également portée au moment de la récolte pour ne pas mélanger différentes variétés. « Les organismes collecteurs sont très à cheval sur cette question. Nous sommes donc très vigilants lors de la récolte et également lors de la mise en silo ». Une fois récoltée, l’orge est stockée afin de garantir un bon pourcentage de germination. « Ensuite, nous mettons en place des plannings de livraisons avec les malteries qui viennent récupérer leur orge tout au long de l’année », précise Emmanuel Vieillart. Ces dernières fabriquent ensuite le malt qui sera livré enfin aux brasseurs pour produire la bière.
Les céréaliers travaillent main dans la main avec les malteurs, avec qui la relation s’est professionnalisée ces quinze dernières années. « La filière agricole est de plus en plus à l’écoute des clients malteurs. Il est donc essentiel d’avancer ensemble pour trouver des débouchés », conclut Emmanuel.

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